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Vie de l'asso

Les CAJ de la région Aura essaiment en PACA. Point de vue d'une paysanne du Var.

05/04/2018

 

   Notre aventure avec le CAJ a démarré il y a quelques années lors d'une AG de la Conf’ PACA où étaient invités deux paysans de Drôme et d'Ardèche, Bruno Clavel et Claude Thé, pour une présentation du CAJ.

 

   J'ai personnellement été frappée par la générosité de la démarche CAJ : des équipes de paysans bénévoles se réunissent de façon régulière pour démêler les problèmes d'ordre juridique de collègues paysans, les accompagner en ayant à cœur de laisser la personne aidée pleinement actrice de la résolution de son conflit.

   J'ai été aussi frappée par le degré d'organisation de ce projet humaniste qui permet aux paysans de fonctionner avec l'appui d'un juriste professionnel. Celui-ci garantit l'efficacité du travail des paysans des CAJ.

 

   Nous sommes rentrés dans le Var avec la conviction qu'il fallait agir en s'inspirant de ce modèle.

   En quelques années nous avons trouvé un rythme de croisière grâce au partenariat mis en place avec le CAJ, notamment par la mise à disposition du juriste.

 

   Dans notre jeune expérience de CAJ, nous sommes fiers d'avoir réussi une conciliation entre un fermier et son propriétaire, d'avoir fait gagner un recours gracieux devant l’administration avec une grosse somme en jeu. Et il y a tous ces paysans qui, dans des moments de passage à vide, alors qu'ils étaient démunis dans une situation juridique qu'ils ne maîtrisaient pas, se sont sentis écoutés et entourés, et ont finalement retrouvé leur capacité à agir.

 

   A présent, nous avons besoin de grandir et gagner en efficacité. Il nous faut penser collectivement le futur Réseau d'Action Juridique de la Conf’.

 

   La motion sur l'Action Juridique adoptée au congrès dernier à démontré une prise de conscience : le droit est un outil de défense des paysans et de lutte syndicale. En aidant concrètement un paysan à se sortir de ses difficultés, on peut lui prouver l'utilité d'appartenir à la Conf’. Par ailleurs, l'appui individuel est un moteur de l'action syndicale car il fait remonter, du terrain vers les organes départementaux, régionaux et nationaux, les difficultés de toutes sortes rencontrées par les paysans dans l'exercice de leur métier.

 

   Il faut maintenant passer de la prise de conscience à l'action. Il est temps que notre syndicat se dote d'un véritable Réseau d'Action Juridique (RAJ).

 

Claire Duval